Une ancienne star du showbiz a créé un système de crédits plastique qui, sur le modèle des crédits carbone, permet aux entreprises de compenser leur propre pollution. Problème : la production mondiale de sacs, bouteilles, emballages… ne diminue pas, et les océans s’emplissent toujours plus de déchets. Comment une fausse bonne idée est-elle promue en solution miracle ? Explications en bande dessinée.
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Manille, Philippines. Ricky, 53 ans, est collecteur de déchets. Comme une grande partie des habitants les plus défavorisés de la métropole, il ramasse toute matière recyclable avant un peu de valeur. « J’ai trouvé ces bouteilles dans les poubelles du 7-Eleven. Je revends le PET au junkshop après avoir retiré les étiquettes et les bouchons. » « Junkshop » : ces petits magasins des quartiers pauvres des Philippines trient des matières recyclables (métal, papier, plastique) et les revendent à des entreprises spécialisées qui leur donneront une seconde vie. Notamment le PET, matière utilisée pour fabriquer les bouteilles d’eau et de soda. « Avec 7 pesos par kilo, je gagne juste assez pour survivre jusqu’au lendemain. » Un beau jour, Ricky pourrait avoir une bonne surprise. Car si un des clients auquel le junkshop revend ses déchets se mettait à émettre des « crédits plastique », le kilo de PET pourrait augmenter de quelques pesos…
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