David Ownby : « En Chine, les intellectuels qui soutiennent Trump sont vus comme des libéraux »

Propos recueillis par Nicolas Gastineau Illustré par Four Eyes
2 mars 2026
Un buste de XI Jinping sur des livres
Peut-on avoir une pensée autonome quand on est un intellectuel chinois en Chine ? Des apologistes du régime aux dissidents, le sinologue David Ownby décrit un paysage plus contrasté et complexe que ne l’imagine l’Occident.
10 minutes de lecture

Sinologue enseignant à l’université de Montréal, l’Américano-Canadien David Ownby, formé à Harvard et professeur invité au Collège de France, est l’un des grands spécialistes de la pensée chinoise contemporaine. Ces dernières années, il a entrepris un vaste projet de traduction en libre accès des grands textes des intellectuels chinois de notre temps, Reading the Chinese Dream. Pour Revue21, il décrit les contours d’un continent de la pensée, largement inconnu des Occidentaux, entre propagandistes du Parti unique, « libéraux » peu soucieux des libertés individuelles et « nouvelle gauche » autoritaire, mais critique des excès du marché. Sans oublier les dissidents.

Y a-t-il, dans un pays aussi contrôlé que la Chine, une vie intellectuelle autonome ?

David Ownby : Il y a quinze ans, un ami chinois historien à Shanghaï, Xu Jilin, m’a offert son livre qui venait de paraître. Le titre est très difficile à traduire en français, mais ça donnerait : Lumières et anti-Lumières de la Chine contemporaine. J’ai décidé de le lire, mais, honnêtement, sans trop d’attentes particulières… À l’époque, selon mon expérience de chercheur, les livres chinois étaient d’un ennui mortel : je les voyais, encore jusqu’à récemment, comme un matériau de recherche plus que comme le lieu de réflexions originales. Tout était toujours très marxiste, très doctrinal, bref, très prévisible. Mais là, à ma grande surprise, c’était un vrai livre conceptuel, libre, sans aucune idéologie.

Que s’est-il passé ?

On le sait, la Chine de la réforme et de l’ouverture est devenue une superpuissance sur le plan économique. Nous avons vu les transformations impressionnantes qui se sont produites dans le pays – que ce soit en matière de transports ferroviaires, de développement des villes ou des usines. Eh bien, la même chose s’est produite avec les intellectuels. Il faut rappeler que la Chine, au moment où elle sort de la Révolution culturelle, à la fin des années 1960, est ignorante de tout, sauf du socialisme.

Le Parti communiste avait réussi à supprimer à peu près toute la tradition chinoise.

Le Parti communiste avait réussi à supprimer à peu près toute la tradition chinoise, et il avait coupé les liens avec le reste du monde, et réciproquement. À partir des années 1980, cependant, la Chine s’ouvre à tout. Dès le milieu de cette décennie, ses intellectuels deviennent des citoyens du monde. Ils se forment surtout aux États-Unis, au Japon, au Canada et en France, auprès de nos marxistes postmodernes. Toute cette génération d’intellectuels absorbe nos livres et nos débats.

Quel est le degré de familiarité des intellectuels chinois avec les débats qui agitent l’Occident ?

Ils sont très au fait de ce qui se passe chez nous. Ils en savent beaucoup plus sur nous que l’inverse. Ils lisent tout. Il existe en Chine une véritable industrie de la traduction, sans équivalent ailleurs, à ma connaissance. Tout ce qui est important est traduit. Pas forcément bien, certes. Mais la Chine compte une multitude de personnes qui ont étudié l’anglais, et qui, faute de trouver un emploi, deviennent traducteurs. N’importe quel livre qui a un minimum d’importance académique, et d’autant plus s’il est en anglais, est traduit en deux ans maximum. Ils sont donc très informés de ce que nous lisons et disons.

Cela produit-il une influence sur leur vie intellectuelle ?

Absolument. D’abord dans le domaine de la pensée classique. Il est très important, si l’on veut être pris au sérieux en Chine en tant qu’intellectuel, d’inscrire ses idées dans un contexte occidental. On va donc parler de John Rawls [philosophe américain de la deuxième moitié du XXe siècle, connu pour ses travaux sur les concepts de la liberté, de l’égalité et de la justice], de Rousseau, d’Adam Smith [père du libéralisme économique], et bien d’autres. Dans les textes que je traduis, pour chaque référence à un auteur chinois ou à une notion chinoise, il y a environ 25 références à des Occidentaux.

Pourtant, dans votre projet en ligne de traduction des intellectuels chinois, Reading the Chinese Dream, on distingue une volonté tenace, chez un certain nombre de penseurs chinois, de s’arracher à ce qui est décrit comme une forme de colonialisme de la pensée.

Cette volonté existe, oui. Il faut revenir à ce qu’ils appellent le « siècle d’humiliation », entre les guerres de l’opium et la révolution de 1949. Une période durant laquelle la Chine perd complètement confiance en elle-même. C’est à ce moment-là, dans le vide créé par la chute de la Chine dynastique, que les idées occidentales entrent massivement. Et elles sont toujours là. Comme vous le dites, il existe donc une volonté très forte, profonde – et à laquelle je suis sensible – d’en finir avec cela et, par exemple, de créer une forme de science sociale proprement chinoise. Mais comment faire ?

Toute l’histoire des sciences sociales vient de l’Occident. Il est extrêmement difficile de se placer à l’extérieur et de réinventer la roue de la méthode scientifique. Prenons un exemple : la sociologie moderne s’est constituée à Chicago autour de chercheurs intéressés par les questions de race. La Chine ne formule pas la question sociale dans ces termes, mais ne peut se passer de la méthode. Même à l’université de Pékin, qui est l’équivalent de Harvard en Chine, lorsqu’ils ont créé un collège d’études chinoises, cela s’est fait en anglais. Les cours sont donnés en anglais pour pouvoir attirer des étrangers – cela a été critiqué d’ailleurs.

Jusqu’en 1989, la plupart des Chinois étaient prêts à passer au modèle démocratique à l’occidentale.

Et quels genres d’idées arrivent dans la pensée politique chinoise ?

Jusqu’en 1989, la plupart des Chinois étaient prêts à passer au modèle démocratique à l’occidentale. C’était une période où de nombreux pays asiatiques s’ouvraient, comme les Philippines ou la Corée du Sud, et les Chinois croyaient que la même chose allait se produire chez eux. Les années 1980 étaient marquées par une frénésie d’explorations intellectuelles que le massacre de Tiananmen est venu interrompre brutalement. Mais le pire, pour les penseurs chinois, a été la chute de l’Union soviétique car la Chine s’était largement modelée sur elle. Ils ont observé de près ce qui s’est passé à sa disparition. Ils ont bien vu que la Russie juste après la perestroïka n’était pas devenue une démocratie ou une plus grande puissance : c’était devenu un… « rien ».

Cette chute effraya tout le monde en Chine, y compris les penseurs libéraux. À partir des années 1990, tous craignaient que le pays ne suive la même trajectoire. Ainsi, les intellectuels de tous bords se sont posé la même question : que faire pour empêcher le pays d’emprunter la même voie que l’Union soviétique ? Tout au long des années 1990, le gouvernement est en quête d’idées pour faire fonctionner la Chine dans ce nouveau monde. Et les intellectuels se mettent à travailler avec le gouvernement, ou à côté de lui, animés par le souhait que la Chine s’en sorte.

Le bon fonctionnement des marchés devient plus important que les droits individuels.

Les libéraux chinois sont-ils donc favorables au maintien d’un régime autoritaire ?

Au sens chinois, le camp des libéraux est immense. Il englobe presque tout ce qu’on trouve en France ou aux États-Unis dans le champ politique. Par exemple, si on prend les démocrates et les républicains, sur le modèle américain, tous seraient considérés comme « libéraux » en Chine. En Chine aujourd’hui, ceux qui soutiennent Trump sont vus comme des libéraux. Le terme « libéral » désigne l’attachement aux concepts du libéralisme classique : le marché, un gouvernement limité, etc. Pour nombre de ces libéraux, le bon fonctionnement des marchés devient ainsi plus important que les droits individuels. Ils estiment que, pour des raisons patriotiques, il faut que la Chine soit capable de produire, de vendre, d’acheter, de subvenir à ses besoins – il faut que le système fonctionne. Et, pour cela, ils sont prêts à sacrifier certains aspects du libéralisme, notamment au niveau des libertés civiques.

Parlez-nous de l’autre camp des intellectuels, celui qu’on appelle la « nouvelle gauche »…

Les années 1990 en Chine représentent une deuxième révolution. Le Parti communiste finit par démanteler le système économique qu’il avait lui-même construit. L’économie administrée est progressivement abandonnée. Si les grands groupes étatiques subsistent, beaucoup d’entreprises non rentables sont fermées, si bien que les personnes de plus de 50 ans se retrouvent sans emploi. La « nouvelle gauche » est alors une force qui se constitue pour critiquer les excès du néolibéralisme en train de mettre en place.

On parle de « nouvelle gauche » parce qu’elle refuse d’être associée à l’ancienne gauche – la maoïste. Ses représentants sont très sophistiqués intellectuellement. Le plus connu et traduit d’entre eux est Wang Hui. C’est un brillant postmoderne, nous sommes de la même génération [Ownby est né en 1958, Hui en 1959]. Lui et ses collègues ont dénoncé une grande partie des politiques menées par l’État chinois dans les années 1990, de la même manière que la gauche a critiqué à la même époque le néolibéralisme un peu partout dans le reste du monde.

En outre, ces figures de la « nouvelle gauche » cherchent un moyen de faire en sorte que le socialisme ne disparaisse pas. Ils le voient comme un héritage mondial dont ils seraient les dépositaires. Ils se montrent donc très ouverts à toutes les formes de socialisme, quels que soient l’époque ou le lieu, dès lors qu’elles leur paraissent intéressantes. Ils ont relu l’ensemble des classiques marxistes venus du monde entier, de l’Europe de l’Est, de l’Europe occidentale, ainsi que tout ce qui relevait du postmodernisme aux États-Unis et ailleurs. Ils ne sont pas vraiment anti-américains, d’ailleurs – la question de l’anti-impérialisme n’est pas centrale dans la décennie 1990.

Est-ce que le Parti communiste chinois (PCC) se sert de ces courants ?

Le Parti possède sa propre histoire, ses propres historiens et son propre discours. Il consacre d’ailleurs énormément de temps à étudier sa propre histoire et à la réécrire. De fait, les autres intellectuels font un peu la même chose, mais, d’après ce que j’ai constaté, préfèrent éviter de parler trop directement de politique, même si certains espèrent tout de même influer sur le gouvernement.

Sur ce plan, la Chine ressemble à la France : le pouvoir aimerait que les intellectuels explicitent et donnent du sens à ce qu’il fait. Dans ce rôle, le plus connu est Wang Huning [en 2017, ce politologue est devenu membre du comité permanent du Politburo, ndlr]. Il manie très bien les mots, ce qui est extrêmement utile en politique, car il faut se justifier en permanence. Lorsque les slogans changent, il faut pouvoir expliquer pourquoi ils changent.

Ce n’est pas comme aux États-Unis, où l’on se soucie très peu de ce que disent les intellectuels.

En Occident, on s’imagine qu’en Chine, parce que le régime est autoritaire, on peut dire n’importe quoi au nom de l’autorité. Ça ne marche pas comme ça. Le Parti préfère expliquer les choses afin que les gens y croient. Et Wang Huning est le plus doué à ce jeu-là. Il fournit des concepts, établit des liens entre les événements, donne aux dirigeants de quoi se défendre. Ce n’est pas comme aux États-Unis, où l’on se soucie très peu de ce que disent les intellectuels – les universitaires américains n’ont aucun poids face à Donald Trump, et n’en avaient guère sous Joe Biden. C’était un peu différent sous Barack Obama, mais, disons qu’en général, ce n’est pas un élément déterminant.

À l’inverse, en France, les intellectuels sont tout le temps invités à la télé et à la radio. En Chine, c’est pareil. Les lancements de livres sont très populaires. Le président Xi Jinping lui-même aimerait être perçu comme un intellectuel. Dans son entourage, il y a d’ailleurs une personne dédiée à ça, qui effectue des recherches pour lui permettre d’apparaître comme tel, surtout lorsqu’il se trouve à l’étranger.

Xi Jinping voudrait être un intellectuel, mais que pense-t-il alors ?

Il a d’abord tenu une ligne léniniste : l’idée que le Parti décide et détient le pouvoir. Les grandes notions qui accompagnent cet effort tournent autour de la sécurité nationale. L’idée centrale est de mettre le pays à l’abri de toute attaque – qu’elle soit intellectuelle, idéologique ou militaire. C’est un enjeu majeur. C’est, en partie, une forme de paranoïa, mais aussi un moyen de refondre de nombreux domaines : l’armée, la défense, le champ intellectuel, car il faut se protéger des idées jugées dangereuses, ces fameuses « mauvaises herbes » [terme employé par le futur dirigeant chinois Deng Xiaoping en 1956 pour désigner les intellectuels nocifs, qu’il fallait « déraciner pour s’en servir comme engrais », ndlr].

De son côté, Xi Jinping insiste surtout sur la nécessité de « bien raconter » l’histoire de la Chine. Il s’entoure donc de personnes capables de le faire. L’un d’eux s’appelle Zhang Weiwei [connu pour avoir développé un concept d’« État-civilisation » pour la Chine, en opposition à l’« État-nation » occidental, ndlr]. Il jouit d’une grande réputation et a été traduit en anglais, mais il n’est, à mes yeux, qu’un propagandiste. Mes amis intellectuels chinois sur place le détestent. Ils estiment qu’il flatte le Parti pour des raisons personnelles. Je trouve ses textes peu convaincants, mais ils sont très lus. Son discours est que la Chine est unique, que son histoire est unique, que la langue est unique, et ainsi de suite. Ce n’est pas de l’analyse : c’est de la mise en scène.

Dans ce paysage intellectuel transformé, où se situent les dissidents ?

Le régime reste autoritaire et il a largement réussi à faire taire la petite « société civile », tout comme les intellectuels dont les paroles frôlent la dissidence. Je ne crois pas pour autant que tout le monde en Chine ait baissé les bras. Il existe un certain nombre de journalistes et d’intellectuels qui s’installent aux États-Unis, en France, ou en Allemagne, en espérant y trouver un espace où continuer leur travail sereinement sans forcément se faire étiqueter comme « dissident » par le régime.

Que penser de la trajectoire d’Ai Weiwei, ce célèbre plasticien devenu symbole de la liberté d’expression, autoproclamé ennemi numéro 1 du régime, et revenu en Chine après dix ans d’exil ? Début janvier, dans un journal allemand, il assure désormais : « Lorsque je rentre en Chine, je ne me sens ni anxieux ni confus… »

Je n’ai pas suivi de près le cas d’Ai Weiwei, même si j’avoue avoir été surpris par ses déclarations récentes. Mais, au fond, la plupart des dissidents chinois restent patriotes et préféreraient si possible vivre en Chine et rendre service à la Chine.

Et comment les intellectuels chinois perçoivent-ils le chaos mondial façonné par les coups de force de Donald Trump ?

C’est un aspect important : ce qui a changé récemment dans le monde est moins la Chine que les États-Unis sous Trump. Le président américain œuvre à démanteler l’ordre libéral mis en place après la Seconde Guerre mondiale, pour le remplacer par je-ne-sais-quoi, mais en tout cas quelque chose où les droits de la personne, les principes de justice et de liberté figurent de façon moins centrale dans son système de gouvernance – s’ils y figurent tout court. Au fond, ce qui ressort de ce nouveau positionnement américain [penchant vers l’autoritarisme, nldr] va tout à fait dans le sens de la propagande chinoise : Trump donne en quelque sorte raison au régime chinois, et rehausse son image du même coup. Tout ceci laisse les dissidents – en Chine et ailleurs dans le monde, y compris en Amérique – dans une position très délicate. Que vont-ils dire face à ce renversement ? Où vont-ils trouver refuge ?

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