En quête de Woomera, entre missiles nucléaires et luttes aborigènes

Écrit par Jérémy André Illustré par Maksym Filipenko
14 août 2026
la ville fantôme de Woomera dans l’outback australien
Dans l’outback australien se trouve le plus vaste polygone de tir au monde. L’armée britannique y a testé sa bombe, répandant des brumes radioactives sur les peuples qui vivaient là. Puis la conquête spatiale européenne s’y est développée avant de s’exiler. Que reste-t-il de Woomera, à l’heure du nouvel essor des fusées et de la reprise des essais balistiques ? Revue21 a arpenté les marges de la zone interdite, sa ville fantôme et ses plaies vives.

Un flash traverse le ciel. Une énième bombe A de plusieurs kilotonnes vient d’exploser sur un site top secret au cœur de l’outback, l’arrière-pays australien. À 300 kilomètres de là, la petite Sue joue dehors. Une de ses tantes accroche du linge à un fil. Leur maison est une bicoque aussi rustique qu’un dessin d’enfant, dans la mission luthérienne de Koonibba où son peuple, les aborigènes kokathas, a été parqué et converti au début du siècle. Une brume noire obscurcit le ciel et dépose par bourrasques une fine poussière. Les adultes comprennent que quelque chose cloche. Nous sommes dans les années 1950, et le Royaume-Uni vient de devenir la troisième puissance nucléaire de l’histoire.

Juillet 2026. « La guerre, toujours la guerre. » La phrase, déclamée d’une voix nasillarde, me revient alors que je fonce vers le nord. Ce sont les premiers mots du jeu vidéo de rôle Fallout – « retombées radioactives » en anglais. Ce hit mondial sorti en 1997, qui deviendra une série Amazon, m’a profondément marqué avec son univers post-apocalyptique à la Mad Max, l’ironie grinçante et absurde de ses dialogues et son rétrofuturisme imitant l’iconographie triomphante de l’Amérique d’après-guerre.

Kangourous et Corée du Nord

Sous une pluie battante, j’accélère pour arriver avant le soir. Ma destination : Woomera, une cité militaire et spatiale au milieu du désert australien. Autrefois une ville-champignon, aujourd’hui quasi désertée, c’est un lieu unique au monde qu’on croirait effectivement sorti de Fallout, bâti au milieu du XXe siècle pour tester fusées et missiles et dont le nom est douloureusement associé aux essais nucléaires pilotés par l’armée britannique. Depuis quelques mois, Woomera refait la une des journaux australiens : dans des bases secrètes inaccessibles, à l’écart de la ville, des essais balistiques s’enchaînent de nouveau à l’abri des regards. Comme si elle se réveillait d’un long sommeil, toujours tiraillée entre expérimentations militaires, conquête spatiale et droits aborigènes. Il me reste cinq heures pour parcourir 500 kilomètres, et pas question de ralentir. On m’a averti : ne jamais conduire de nuit, c’est trop dangereux. Trop d’accidents avec les kangourous.

La pluie cesse, le crépuscule enflamme le ciel. La highway A1 fend la steppe comme une flèche. Je franchis une voie ferrée empruntée par des trains de marchandises de la Trans-Australian Railway. Au milieu de nulle part, un panneau signale enfin le lieu-dit de Woomera. D’immenses écriteaux avertissent en rouge : « ZONE INTERDITE », doublés d’un laïus sur les conséquences pénales de toute intrusion. À l’ouest, sur 122 000 kilomètres carrés, soit la taille de la Corée du Nord, s’étend le polygone de tir le plus vaste du monde.

Woomera est la base de vie où résident les militaires et ingénieurs qui opèrent dans la zone interdite. À première vue, on dirait une ville fantôme. Sans savoir à quoi m’attendre, je franchis les portes de l’hôtel Eldo – du sigle de la European Launcher Development Organisation, l’ancêtre de l’Agence spatiale européenne (ESA) connue pour ses fusées Ariane et dont les racines australiennes restent méconnues. À ma surprise, l’intérieur bourdonne d’activité. Le motel et ses dortoirs militaires sont doublés d’un large restaurant, l’ancien mess des ingénieurs européens. Ses murs sont couverts de cartes orbitales et de vieux plans de fusées et de drones. Des vacanciers en road trip y font un stop pour visiter l’exposition de missiles en plein air, des routiers s’arrêtent pour la nuit. Des fermiers des stations d’élevage, des ouvriers des mines voisines et des ingénieurs spatiaux en mission y dînent. De jeunes militaires moustachus jouent au billard. Ma quête commence ici.

Armé d’une pinte

Un reportage est, au fond, une partie de jeu de rôle. Parvenu dans un lieu nouveau, il faut aborder des inconnus pour remplir une mission : essayer de raconter Woomera, son passé trouble, son présent énigmatique et le bras de fer réactivé entre l’industrie de l’armement et les défenseurs de l’environnement et des peuples autochtones.

Mais je ne peux pas juste me jeter sur n’importe qui et demander les secrets du lieu. Celui-ci reste un centre de recherches militaires classifiées. La défense australienne ne délivre presque jamais de permission. Ceux qui pourraient me conter l’histoire et la mémoire du lieu, ce ne sont pas les ingénieurs ni les administrateurs, contraints par leurs fonctions militaires, mais plutôt les habitants de Woomera, dont certains travaillent comme petites mains sur les bases. Ces derniers sont des bogans pur jus – l’équivalent australien des rednecks, les habitants pauvres des campagnes.

Armé d’une pinte, je commence par trinquer avec mon voisin, un Australien au crâne rasé planté sans cou dans un corps de golem. C’est un conducteur de train routier qui vient de déposer un chargement à la base. D’emblée, il reconnaît que Woomera est un lieu plein de mystères : « Quand je conduis, je vois des drones survoler la route. Ils répètent sans cesse les mêmes virages dans le ciel ! » Peut-être ces mouvements sont-ils liés aux nouveaux programmes du centre d’essais, récemment révélés par la presse : le 8 décembre 2025, un drone Boeing piloté par intelligence artificielle, le MQ-28A Ghost Bat, a abattu à Woomera sa première cible en vol, un drone Phoenix spécifiquement conçu pour être détruit dans les entraînements.

« Vous n’avez pas le droit d’écrire sans permission »

Je branche un autre local, un jeune barman, Viny, qui m’appelle « buddy » en remplissant mon verre. Je lui demande où trouver quelqu’un qui soit la « mémoire » de Woomera, mais à sa connaissance personne n’est jamais là plus d’un ou deux ans. Après réflexion, Viny revient me voir et suggère : « Va voir la postière à son bureau demain. Elle doit forcément connaître ceux qui habitent ici depuis longtemps. »

Le lendemain matin, avant d’aller à la poste, je tente une demande officielle d’information auprès de Ben, le manager de l’agence qui gère l’hôtel Eldo. Comme dans les jeux vidéo, c’est un de ces personnages non joueurs (PNJ) qui vous bloquent et qui ne répondront rien d’autre que la phrase pour laquelle ils ont été scriptés : « Contactez la direction de la base. Vous n’avez pas le droit d’écrire sur Woomera sans permission. » Dans Fallout, face à ces PNJ têtus, on pouvait toujours sortir son arme et finir la quête sans s’embarrasser de trouver une solution. Dans la réalité, le journalisme ne permet pas un tel expédient. L’administration de la défense australienne, après plusieurs relances, ne m’accordera rien, fidèle à sa réputation de grande muette.

Rayons meurtriers

À défaut de mémoire vivante, le petit musée local lève le voile sur les premières années de Woomera. Ses salles, conçues par une historienne qui y a grandi, sont empreintes d’une douce nostalgie pour cette épopée moderne. La ville surgit ex nihilo en 1947 pour concevoir et tester les programmes de missiles britanniques et australiens, dans l’espoir de reproduire la percée des fusées V2 avec lesquelles l’Allemagne nazie bombardait Londres.

Après avoir envisagé le Canada, l’Empire britannique se laisse convaincre par l’Australie méridionale, dont le plateau aride gigantesque est idéal pour recueillir les débris des prototypes, quelle que soit la saison. Sauf que l’outback autour de Woomera était loin d’être inhabité. Une demi-douzaine de nations aborigènes, principalement celle des Kokathas, vivaient là depuis des temps immémoriaux. Le nom de Woomera leur rend faussement hommage : il est tiré du darug, une langue aborigène de la lointaine région de Sydney, et désigne les propulseurs de lance des peuples originels.

Les premiers temps à Woomera furent particulièrement rudes. Routes à tracer sur des milliers de kilomètres, pipeline à poser pour amener l’eau, températures infernales, mortalité par déshydratation… Et aux rayons meurtriers du soleil s’ajoutèrent bientôt ceux, invisibles, de la radioactivité. Le musée local évoque à peine les essais nucléaires menés dans son arrière-cour entre 1953 et 1963. Pourtant, le centre était au cœur de ce programme : les plus gros missiles balistiques testés ici étaient destinés, in fine, à transporter des têtes nucléaires. Les essais atomiques, eux, étaient pilotés depuis deux sites distincts, Emu Field puis Maralinga, situés à quelques centaines de kilomètres, dans l’ouest de la zone interdite.

Après de longues négociations, les aborigènes ont obtenu une indemnisation de 13,5 millions de dollars – une somme dérisoire.

Depuis Woomera, un seul officier de patrouille, Walter MacDougall, était chargé d’éloigner les populations des zones de test. Fermeture des missions, distributions de nourriture, rumeurs savamment teintées de superstitions : rien n’y fit. Tôt ou tard, des familles revenaient s’installer près des sites d’explosion. Les nuages radioactifs, cette fameuse brume noire, se dispersaient sur des centaines de kilomètres jusqu’aux villes voisines et, sans doute, jusqu’à Woomera.

Flanqué ensuite d’un second, MacDougall reconnaîtra plus tard que deux hommes seuls n’auraient jamais suffi à surveiller des milliers de kilomètres carrés. « Tragiquement, résume pudiquement le musée à propos des officiers de patrouille, ils n’ont pas toujours été en mesure d’avertir les groupes isolés des retombées des essais de bombes atomiques de Maralinga et d’Emu. »

Il aura fallu des décennies de controverses et de luttes pour faire reconnaître l’ampleur des dommages. Une commission d’enquête royale britannique, réunie en 1984, a d’abord montré que le scandale ne se limitait pas aux neuf essais nucléaires officiels : des centaines d’essais « mineurs », sans réaction en chaîne mais impliquant des matières radioactives, avaient eux aussi contaminé largement la région. Après de longues négociations, les aborigènes de Maralinga Tjarutja ont obtenu une indemnisation de 13,5 millions de dollars australiens – une somme dérisoire en échange de l’abandon de toute réclamation, individuelle ou collective. Quant aux 16 000 à 22 000 militaires reconnus comme exposés, des études ont relevé chez eux 23 % de cancers et 18 % de décès par cancer supplémentaires par rapport à la population générale. Là encore, rien de tout cela n’apparaît dans les allées du musée.

Une plongée dans l’âge sombre

Durant ma promenade, pour parfaire l’atmosphère années 1950, un haut-parleur répète en boucle « System test, system test, system test », rappelant que Woomera reste encore aujourd’hui dédié aux essais de missiles, auxquels le musée consacre la quasi-totalité de ses salles. Au total, 4 000 missiles balistiques furent testés ici entre 1947 et 1980. Beaucoup furent des échecs cinglants, comme le Blue Streak dont le programme fut annulé en 1960. Les Britanniques parvinrent cependant à convaincre Charles de Gaulle et quatre autres partenaires européens de fonder le programme spatial Eldo pour reconvertir le missile balistique obsolète. La fusée qu’ils en tirèrent, Europa, dont le site de lancement est établi non loin de Woomera en 1962, ne fut pas davantage un succès. Le Royaume-Uni finit par faire cavalier seul, et les Européens reprirent le flambeau à Kourou avec le lanceur Ariane.

Ce départ vers la Guyane française amorça le déclin de la ville : les annulations de programmes militaires à la chaîne avec la crise pétrolière des années 1970, les controverses sur le nucléaire et les manifestations contre des installations américaines voisines dans les années 1980, puis l’ouverture d’un camp de rétention de migrants à la réputation sulfureuse, entre 1999 et 2003, finirent de plonger le lieu dans un âge sombre.

Quelques pas de danse

À Woomera, redevenu un village avec ses 300 habitants, il semble difficile de trouver quelqu’un ayant connu les années fastes. Consultée à la sortie du musée, la postière me met cependant sur une piste pour rencontrer des anciens qui ont vécu cette épopée : le Woomera Sports Club, une sorte de saloon aux murs couverts de trophées, de photos de groupe et de listes d’anciens membres, planté au bord d’un terrain de football ovale. Les indéboulonnables de Woomera sont là. Au bar, Australiens et étrangers affectés à des projets top secret côtoient des laissés-pour-compte aux visages plus ravinés que les pneus d’un train routier de l’outback.

Inamovible depuis 1972, Bobby enchaîne les whiskys-Coca, passe du billard à la piste où il esquisse ses danses de la victoire avec l’élégance d’un Michael Madsen dans le film Reservoir Dogs. Il a vécu de petits boulots à Woomera, et est resté habiter dans le campement mitoyen de la base. Son nez boursouflé raconte à lui seul cinquante ans de fidélité aux soirées du Sports Club. Il a connu la ville quand y fourmillaient encore des milliers d’habitants. Entre autres jobs, il participait aux missions de recherche après les essais dans l’immense polygone. « Ça nous prenait quinze jours pour retrouver certains missiles, confie-t-il avec fierté. C’était ça l’âme de Woomera. Tester et évaluer ! Tester et évaluer ! » C’est l’un des rares à connaître sur le bout des doigts la zone interdite. Lui, et les aborigènes dont on n’entend pourtant jamais parler à Woomera, la plupart ayant été déplacés vers la côte. Ce sont les grands absents de la cité militaire, qu’il faut aller chercher ailleurs.

Maigres souvenirs d’essais nucléaires

Pour terminer un jeu de rôle comme pour terminer un reportage, il faut reprendre la route pour une destination lointaine où la mission sera achevée. À l’aube, j’abandonne l’Eldo et je démarre en trombe vers le sud, pour 500 kilomètres de ligne droite, sur la trace des aborigènes en lutte contre les sites de lancement et leurs zones interdites. La petite Sue, qui vivait à la mission Koonibba dans les années 1950, et qui a été irradiée par la brume noire, m’a proposé de la retrouver à Port Lincoln.

Suzanne Coleman-Haseldine, de son vrai nom, m’attend sur un banc face à la mer, sur la promenade de cette ravissante station balnéaire balafrée par les rangées de silos de son port céréalier. Frissonnant sous les bourrasques venues du large, elle raconte le long parcours qui l’a conduite à s’engager contre les armes atomiques et les sites de lancement. D’abord ses maigres souvenirs de l’époque des essais nucléaires d’Emu Field et Maralinga. Le linge flottant dans l’air et les adultes inquiets. « Ils ont mis les enfants à l’intérieur, ils savaient que cette poussière était empoisonnée », se rappelle-t-elle entre ses rides plissées comme le sol craquelé du bush.

Nous n’étions même pas classés comme humains, mais avec la flore et la faune. Ils n’auraient jamais pensé à nous avertir.

Suzanne Coleman-Haseldine, enfant à l’époque des essais atomiques

Elle me raconte son cancer de la thyroïde cinquante ans plus tard, au tournant du millénaire. C’est alors qu’elle fait la rencontre du docteur Bill Williams, fondateur de la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (Ican). Il lui a ouvert les yeux sur la cause de sa maladie, et fait prendre conscience des conséquences de la radioactivité : ces cancers n’existaient pas dans son peuple avant les essais nucléaires. « Nous n’étions même pas classés comme humains, mais avec la flore et la faune, enrage-t-elle toujours. Ils n’auraient jamais pensé à nous avertir. » Sur le tard, elle en fait un engagement personnel radical, deviendra ambassadrice d’Ican – qui obtiendra le prix Nobel de la paix en 2017 – et coprésidente de l’Australian Nuclear Free Alliance (ANFA).

Avec les riverains inquiets et les associations écologistes, « Tante Sue » – comme on l’appelle localement – continue la lutte, inlassablement. C’est que le complexe militaire de Woomera a fait des petits avec la création, en 2017, d’une entreprise privée, Southern Launch, qui a établi deux sites de lancement spatial : le complexe de Whalers Way, non loin de Port Lincoln, et le centre de test de Koonibba. Ses clients sont des multinationales et des agences du monde entier. Un consortium de l’industrie de défense y teste par exemple, depuis 2021, munitions guidées et moteurs-fusées de la filiale australienne du français Thales. Trahissant l’hypocrisie du marketing de l’entreprise qui promeut d’abord des activités spatiales civiles, nettement plus populaires.

En 2025, c’est d’ailleurs contre Southern Launch que Suzanne Coleman-Haseldine a relancé l’offensive en déposant une déclaration de non-consentement, contestant les accords conclus par l’entreprise avec le conseil communautaire de Koonibba, notamment une joint-venture créée en 2023 pour rétribuer les aborigènes. Avec de jeunes activistes, elle avait déjà manifesté en 2024 contre les essais du lanceur allemand HyImpulse SR75, puis contre la réception des capsules du californien Varda Space Industries.

Disputes entre factions

Du côté des promoteurs du secteur spatial, on dédaigne ces oppositions, vue comme des disputes picrocholines entre factions aborigènes. « Chaque mission est menée sous la supervision de contrôleurs culturels désignés par la Far West Coast Aboriginal Corporation et les autorités réglementaires compétentes », défend Southern Launch.

« Bon nombre des problèmes liés à Koonibba relèvent moins du souci de l’environnement que de la culture aborigène », avance quant à elle l’historienne Kerrie Dougherty. Cette fana d’astronomie depuis sa petite enfance est l’une des meilleures connaisseuses de l’industrie des sites de test, dont Woomera qu’elle a visité dès son ouverture au public en 1979. Je l’ai contactée, parmi d’autres experts, face au mutisme des institutions. Pour elle, le conflit autour de Koonibba se résume ainsi : « Un groupe a signé les accords avec Southern Launch pour l’aménagement du site, tandis qu’un autre, n’ayant pas été impliqué, s’y oppose. »

« La planche de salut de mon peuple »

De son côté, comme beaucoup d’autres aborigènes, Suzanne Coleman-Haseldine continue, à plus de 75 ans, à partir en expédition dans le bush. « Il y a des sites sacrés et des points d’eau qui étaient la planche de salut de mon peuple, m’explique-t-elle patiemment. Nous y allons, nous les nettoyons et retirons les animaux morts. » Contrairement à ce que pensent les blancs, ces espaces ne sont pas vides. « Il y a tous ces lieux spéciaux, de magnifiques formations rocheuses, et les espèces qui y vivent ; c’est leur foyer, leur habitat. »

L’activiste n’en démord pas : « S’ils détruisent notre terre, ils détruisent notre culture et nous détruisent… On me dit que c’est David contre Goliath, mais je réponds : Oui, et qui a gagné ce combat ? David ! » Sur ce, mon temps imparti s’est écoulé, je dois la quitter pour reprendre la route et conduire encore trois heures avant que la nuit tombe. « Tante Sue » me salue en examinant ma voiture : « C’est bien, c’est un 4×4. Attention à ces satanés kangourous. »

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