La résistance biélorusse hors les murs

Écrit par Arthur Sarradin Illustré par Julia Plath
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La résistance biélorusse hors les murs
À 30 km de la frontière avec la Biélorussie, dernière dictature d’Europe, une poignée de ressortissants se sont réfugiés dans un château près de Vilnius. Ils y organisent, à leurs risques et périls, la révolution contre Alexandre Loukachenko.
Article à retrouver dans cette revue
Arnaques, crimes et vies de château
Revue XXI n°64
Arnaques, crimes et vies de château
Deux ans après le début de la guerre en Ukraine, « XXI » vous embarque dans la zone grise entre Russie et Europe.
Printemps 2024

Dans le froid baltique qui enveloppe Vilnius, Bella Fox marche, jetant de temps à autre un regard par-dessus son épaule. Bella n’est pas vraiment chez elle ici, elle y a atterri un peu par hasard. « Bella » n’est pas non plus son vrai prénom, elle a préféré adopter un pseudonyme, à la fois pour la plume et pour l’usage. Comme un demi-million de ses concitoyens, elle a, en 2020, fui la Biélorussie – dont « Bélarus » est le nom revendiqué par les opposants au régime en place. Cette année-là, elle défilait en tête des manifestations qui ont secoué son pays. La journaliste, 26 ans aujourd’hui, visage rond et cheveux blond vénitien, avait soutenu la candidate d’opposition Svetlana Tikhanovskaïa aux élections présidentielles.

Au lendemain des résultats truqués par le dictateur Alexandre Loukachenko, la rue s’est enflammée, Bella s’est retrouvée transportée par l’euphorie d’un soulèvement inédit. Mais au lieu du triomphe victorieux qu’elle avait rêvé place de l’Indépendance à Minsk, ce sera la répression, puis l’exil. « Je suis arrivée en Lituanie en novembre 2020, avec un visa humanitaire. Je pensais que ce serait juste pour quelques mois », confie la jeune femme. Finalement, trois ans se sont écoulés sans qu’elle ne revienne jamais, comme tous les exilés partis la même année. Bella est arrivée seule, sans bagage, mais avec une chance : celle de rencontrer « Madame Natalya » et de trouver un repaire pour ceux qui, comme elle, sont bien décidés à poursuivre le combat contre la dernière dictature d’Europe.

Le château du roi gitan

Ce dimanche de fin 2021, Bella arrive à l’heure pour aider six autres femmes à décorer pour Noël le vaste salon aux murs orangés, dans lequel elles ont l’air un peu égarées. « Je suis comme leur maman ici », se plaît à répéter Natalya Kolegova en les observant du coin de l’œil sous son chapeau cloche bigarré. Difficile d’imaginer la quinquagénaire pétillante, rouge à lèvres vif et tenue flirtant avec l’excentricité, en femme d’affaires. C’est pourtant ce qu’elle était quand elle a quitté la Biélorussie à la toute fin des années 1990. À Vilnius, elle a mis son énergie dans une vieille bâtisse, dont elle est devenue propriétaire : le « Château », qui aurait autrefois appartenu à un roi gitan, dans le sud de la capitale lituanienne. Avec un objectif : accueillir les exilés de son pays qui ont fui après le soulèvement de 2020. « On les loge le temps qu’ils s’habituent à la Lituanie, parce qu’ils arrivent épuisés et sans aucun repère. On leur permet d’avoir un toit, de se nourrir, et de prendre un nouveau départ. »

Pour accomplir sa mission, Natalya a fondé une ONG, Dapamoga, dont le blason orne les fanions que Bella accroche avec ses camarades aux branches du sapin du salon. La jeune femme a déposé sur ses épaules une guirlande rouge et blanc en guise de châle. « Ce sont les couleurs de Noël mais, pour nous, ce sont aussi celles de notre révolution », explique-t-elle fièrement. Quand Alexandre Loukachenko a pris le pouvoir en 1994, l’autocrate a imposé à la Biélorussie un étendard rouge et vert, hérité de l’époque soviétique. Au Château, tout le monde revendique les couleurs du drapeau républicain, blanc tranché d’un liseré rouge. « Des gens qui vivent ici ont payé cher le fait d’avoir porté ces couleurs, explique Bella d’un ton soudain devenu sérieux. Le régime a torturé des hommes qui le fabriquaient dans leurs caves pour les manifestations. Certains ont été emprisonnés pour avoir porté par inadvertance des habits rouge et blanc, ce que le KGB avait pris pour une provocation. »

Ils m’ont dit : « On n’a pas nos femmes ici, donc on va te prendre toi. On va à la frontière russe, et là-bas on va te violer. »

Tous en connaissent ici, qui ne sont pas revenus des geôles de Loukachenko. « J’ai perdu mon compagnon en quittant mon pays. Il a pris cinq ans de prison, pour avoir utilisé un laser lors d’une manifestation », lâche timidement Svetlana, cachée derrière son carré brun. Quand elle n’aide pas au salon, la jeune femme prend le temps, avec les autres, d’écrire aux prisonniers politiques détenus au pays. Bella, elle, a dû laisser toute sa famille derrière elle.

« Un jour, trois hommes m’ont kidnappée à la sortie d’une manif’. Je crois que c’étaient des Tchétchènes. Quand je leur ai demandé où on allait, ils m’ont dit : “On n’a pas nos femmes ici, donc on va te prendre toi. On va à la frontière russe, et là-bas on va te violer.” J’étais terrifiée. » Elle sanglote. Tout le monde dans la pièce a vécu la répression dans sa chair. L’une parce qu’elle était journaliste, l’autre parce qu’il était transgenre. « Moi c’est parce que j’avais klaxonné dans la rue. On m’a accusé de rébellion », raconte un garçon, ancien détenu politique, qui vient se joindre à la conversation. Personne n’est surpris. Ils connaissent l’histoire. C’est un rituel de tout se dire le jour de son arrivée au Château.

Au deuxième étage, ceinte par une douzaine de chaises aux imposants dossiers, une table ronde accueille un gamin le temps d’un cours sur la culture biélorusse. Le programme est vaste, des recettes traditionnelles aux applications mobiles développées au pays. « C’est pour garder un lien », commente celui qui donne la leçon, lui-même arrivé à Vilnius cette année. Dans l’entrebâillement de la porte, Natalya, qui n’est jamais loin, jette un regard doux en passant. Quelques couloirs plus loin, la matriarche a chargé un pensionnaire d’imprimer des portraits de prisonniers politiques qui serviront lors d’une prochaine manifestation. À 180 kilomètres de la capitale de leur pays, les résidents du Château s’organisent et fomentent des actions très régulières. Manifestations devant l’ambassade de Biélorussie, lobbying auprès des autorités locales, sauvetages à la frontière… Depuis 2020, chacun pense que son exil est temporaire. La guerre en Ukraine a changé la donne. La violence du régime de Loukachenko, allié de Poutine, s’est exacerbée, y compris à l’étranger. À mesure que la perspective du retour s’éloigne, de nouveaux dangers approchent.

En cet après-midi d’hiver, une demi-douzaine de réfugiés sont emmitouflés dans de larges cols dans la cuisine. Ils discutent attablés en grignotant les gâteaux et les restes de dranikis – des galettes de pommes de terre – que d’autres ont préparés. « Ici on parle seulement de politique, précise Bella. Au Bélarus, on appelle ça des “discussions de cuisine”. » Autour de la table, ils font le point sur les dernières arrestations du KGB à Minsk, relayées par les médias d’opposition. Beaucoup de ceux qui sont incarcérés aujourd’hui étaient des opposants à l’invasion russe en Ukraine.

« Il faut imaginer notre pays comme le prolongement de la Russie en Europe », commente la jeune femme, ses yeux ronds grand ouverts, qui signent son air sérieux revenu. Depuis la chute de l’URSS en 1991, le pays est resté figé à l’ère soviétique, devenu tampon entre deux blocs, ni vraiment proche de l’Europe, ni totalement englouti par la Russie. En trente ans, le dictateur Alexandre Loukachenko y a construit un système totalitaire à sa gloire, où tout est sous contrôle : les médias, l’économie, la police. « Et tous ceux qui élèvent la voix sont écrasés », résume Bella. Même hors des frontières.

Un bataillon en Ukraine

La Russie a mis en place de longue date sa politique de l’empoisonnement-spectacle pour effrayer les opposants en exil. Depuis la guerre en Ukraine, le régime de Loukachenko se voit lui aussi pousser des ailes en matière de répression. En mai 2021, le vol de la compagnie Ryanair qu’empruntait le journaliste Roman Protassevitch d’Athènes à Vilnius a ainsi été détourné vers Minsk. Arrêté et torturé, l’opposant a été contraint de faire de faux aveux à la télévision officielle. « Ce jour-là on a tous compris qu’on ne serait en sécurité nulle part », résume Yulia, qui sait « qu’ils s’attaquent parfois aussi aux familles de ceux qu’ils estiment trop bruyants à l’étranger ». Ce fut l’un des premiers grands chocs de la communauté biélorusse à Vilnius. Même au sein de l’Union européenne, le régime a le bras long.

Bella ne peut s’empêcher cependant de rêver d’avoir un jour sa propre émission d’opposition en exil. En attendant, elle publie quotidiennement des mots de soutien à la résistance ukrainienne sur les réseaux sociaux. Comme beaucoup ici. « Il y a même une unité, le bataillon Kalinowski, composé d’un millier de Bélarusses qui se battent en Ukraine, raconte Natalya. Ça nous arrive de faire des collectes pour eux. » Certains des résidents du Château ont déjà songé à partir au front. L’un des derniers arrivés, Ivan – le prénom a été modifié à sa demande –, a combattu aux côtés des Ukrainiens lors de la guerre du Donbass en 2014. Arrêté à Minsk alors qu’il rendait visite à sa mère, il a été condamné à sept ans d’emprisonnement. À sa sortie en 2023, il a fui à Vilnius, où, depuis, il participe aux activités de résistance. Mais il a déjà envoyé ses papiers aux services consulaires ukrainiens pour retourner se battre.

Du « bullshit » russe

Sur le trottoir, à la hâte, un homme traîne sa valise cabine, et grimpe dans un taxi. L’avion de Dmitrii Vasilev a atterri il y a peu. Le Biélorusse svelte, aux traits fins, a l’air exténué. Il sort de plusieurs semaines de prison en Pologne où la police l’avait arrêté : il figurait sur liste rouge d’Interpol pour fraude à la cryptomonnaie. « Du “bullshit” russe ! Leur dossier ne valait rien », commente le trentenaire à qui veut bien l’entendre, à commencer par son chauffeur. Dmitrii lui glisse sous le nez son téléphone pour lui montrer un article du très sérieux journal polonais Wyborcza relatant son arrestation. « On m’accuse de fraude fiscale et de malversation… C’est n’importe quoi. » Il y a encore quelques années, l’homme était à la tête de MEX, l’une des dix plus grandes bourses mondiales de cryptomonnaies, dont le chiffre d’affaires pouvait dépasser 80 millions de dollars par jour. À Vilnius, il est venu essayer de se faire un nom au sein des groupes de l’opposition, qu’il est prêt à financer.

Ça tombe bien, le chauffeur est lui aussi biélorusse. « Tu penses quoi de notre politique ? », lance Dmitrii. « Je m’en fiche, répond l’homme, d’un ton monocorde. L’opposition n’a pas les épaules. Chacun s’enrichit et suit ses intérêts. » Le passager agité acquiesce, puis se lance sans crier gare dans une longue tirade sur le bitcoin… Un monologue dont le chauffeur ne sera délivré qu’à destination : le Château.

Dmitrii a annoncé sa venue. À l’entrée, Bella le salue ; ils se sont déjà croisés. Mais à la cuisine, les hommes n’ont l’air qu’à moitié intéressés par son arrivée. Dmitrii sort d’un déjeuner avec un dissident du KGB installé à Vilnius, il a rôdé son discours : « Il faut qu’on réfléchisse à de nouvelles stratégies de résistance en exil. Moi j’ai plein d’idées. On pourrait imaginer une banque qui fasse le lien entre les membres de la diaspora, qui fonctionnerait entièrement avec la cryptomonnaie et qui serait protégée par une “blockchain”. » Son auditoire, peu captivé par son jargon, ne l’écoute que d’une oreille. Des stratégies de résistance, ils en ont entendu beaucoup.

Le groupe de hackers Cyber Partisans sait mettre le bazar sur les pages web des ministères… La lutte se passe aussi ici.

Un pensionnaire du Château

Depuis 2020, tout un tissu de structures entend représenter la lutte des opposants biélorusses en exil. Sur la scène internationale, il y a d’abord le cabinet de leur présidente, Svetlana Tikhanovskaïa, dont l’échec dû au trucage des élections a mené au soulèvement de 2020. Une vingtaine « d’ambassades populaires » ont également été créées pour représenter l’opposition en Europe. Des ONG et de nombreuses organisations plus informelles se sont aussi montées, comme le groupe de hackers Cyber Partisans, dont certains membres du Château sont proches. « C’est grâce à eux qu’on a su que le régime avait truqué les voix pour faire perdre Tikhanovskaïa, confie un pensionnaire. Ils arrivent à pirater les sites du régime, pour savoir qui a été arrêté et où. Ils savent mettre le bazar sur les pages web des ministères… La lutte se passe aussi ici. »

Dans la pièce mitoyenne, Bella s’occupe d’Igor, un nouvel arrivant. La quarantaine, il a l’air perdu. Avec quelques résidents, la jeune femme est allée le récupérer en voiture à la frontière : « On organise ces exfiltrations pour des opposants politiques, la plupart traversent des forêts à pied, des rivières gelées, et risquent d’être arrêtés par le régime s’ils sont attrapés. » La jeune journaliste n’en est pas à son coup d’essai. Sa première opération à la frontière avait été menée pour récupérer son propre disque dur laissé à Minsk. « Il contenait toutes les preuves filmées des répressions policières dont j’avais fait l’objet. Un ami m’a tout ramené illégalement. S’il avait été arrêté, il aurait pris deux ans pour terrorisme », raconte-t-elle, encore fébrile, mais fière de son camarade.

Installée dans un canapé qui semble avoir des décennies, Bella a réussi à faire tenir en équilibre son téléphone sur un meuble pour filmer son échange avec Igor, qui sera diffusé sur les réseaux sociaux. « C’est le moins que je puisse faire, transmettre notre parole, qu’on ait encore une voix », commente la jeune militante qui, malgré tout, se sait impuissante. Certes, depuis trois ans, au Château, la résistance permet de donner un sens à l’exil, mais Bella a bien conscience que le régime en face est trop puissant. « Le destin du Bélarus ne basculera que quand nous serons assez forts pour convaincre les membres du KGB ou de la haute administration de se retourner contre Loukachenko, estime Bella. Ça prend du temps, et tout ne dépend pas de nous. Un an avant notre révolte, on manifestait déjà contre un projet d’intégration du Bélarus à la Russie de Poutine… » Elle marque une pause. « La vérité, c’est que les destins des opposants des deux pays sont liés. »

Filmée à son insu

Yulia, elle, est angoissée depuis des mois. Il y a trois ans, lors d’une première rencontre au Château, elle donnait volontiers son vrai prénom. Aujourd’hui, c’est terminé. « Les temps ont changé », explique-t-elle désolée. « C’est dur à dire, mais j’ai l’impression d’être dans un tunnel, toujours observée et vulnérable. » Son regard azur devient humide. « Après l’invasion russe en Ukraine, de plus en plus d’espions ont commencé à nous traquer ici. Ça a accentué une peur que je portais depuis l’affaire Protassevitch. On se sent de moins en moins en sécurité. »

La jeune femme sort malgré tout de son refuge au crépuscule en ce dimanche d’hiver. La fine couche des dernières neiges dessine les creux de la cour pavée. Yulia part rejoindre sa meilleure amie, Anna, rencontrée à Vilnius. « On s’est rendu compte qu’on était dans la même université à Minsk, sans s’être jamais croisées ! », sourit-elle en marchant d’un pas vif. C’est à Anna qu’elle confie ses angoisses quand les discussions du Château ne lui suffisent plus. Il y a quelques mois, elle a appris que Bella avait été suivie et filmée à son insu par deux Lituaniens. L’un d’eux, Mantas Danielius, un avocat qui avait aidé de nombreux réfugiés, a été mis en détention provisoire, accusé d’être un espion du régime qui ciblait les dissidents exilés.

L’histoire est emblématique de l’émergence récente d’une méfiance, née de la guerre en Ukraine, des Lituaniens envers les opposants en exil. Comme si chaque réfugié pouvait être un espion venu déstabiliser leur pays. Yulia en est devenue paranoïaque. « Un jour je me suis dit, “et s’il y avait un espion du KGB qui venait au Château ?” » Elle lève les sourcils. « Je sais que c’est impossible, Natalya fait très attention. Mais le KGB est si fort… » Dans l’appartement en colocation du centre-ville où vit son amie, autour d’un thé nocturne, les deux femmes se racontent le souvenir de cette révolte qui s’est imposée à elles et dont elles semblent encore payer le prix. « Moi en 2020, je n’ai jamais vraiment choisi de descendre dans la rue, se remémore Yulia. C’était instinctif. Je pensais que c’était juste, c’est tout. Ce qui rend notre lutte si naturelle et nos soulèvements si grands, ce n’est pas une question de politique. C’est une question d’humanité. »

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