L’appât : le mirage du « all inclusive »

Écrit par Laurence Delleur Illustré par Matthieu Chiara
L’appât : le mirage du « all inclusive »
L’appât : le mirage du « all inclusive »
Épisode 1
L’appât : le mirage du « all inclusive »
Âges et vie, pionnier des colocations clé en main pour personnes âgées, a séduit de nombreux maires en mal de solutions pour leurs aînés.
En cours de lecture
La stratégie : jusqu’au passage en force
Épisode 2
La stratégie : jusqu’au passage en force
Certains départements ont découvert que des colocations Âges et vie s’apprêtaient à ouvrir sur leur territoire à leur insu.
L’alliance : un lobbying bien rôdé
Épisode 3
L’alliance : un lobbying bien rôdé
Pour amadouer les départements récalcitrants, Âges et Vie utilise ses appuis politiques et tire parti de la conviction de certains maires.
Depuis 2008, s’appuyant sur des supports publicitaires très attractifs et un démarchage commercial offensif, l’entreprise bisontine Âges et vie, aujourd’hui filiale du groupe Clariane (ex-Korian), implante sur le territoire rural français des habitats partagés pour personnes âgées. Les maires de petites communes, en mal de solutions pour leurs aînés, se laissent séduire par la proposition clé en main.

Le maire de Saint-Sylvestre-sur-Lot était le conseiller patrimonial d’Anna Sézilles au Crédit agricole. En 2020, lorsqu’il se présente pour un deuxième mandat, la vieille dame accepte de voter pour lui. À une condition : « Je voulais qu’il fasse quelque chose pour les personnes âgées, se souvient la femme de 93 ans. J’espérais un genre de maison familiale, où on n’aurait rien à faire et où on serait surveillés. » Le maire donne sa parole. Il est réélu. Aujourd’hui, pourtant, Anna vit toujours chez elle, isolée. « Je ne peux plus sortir, j’ai trop de mal à marcher. Je vis ici, avec mes souvenirs », confie-t-elle, calée dans son fauteuil fixé à la rampe électrique de l’escalier. Quand elle actionne sa télécommande, celui-ci la hisse jusqu’à l’étage, où se situent les pièces à vivre.

La proposition était très séduisante sur le papier lorsque Yann Bihouée l’a reçue il y a quelques années. Âges et vie le démarchait par mail pour construire une colocation dans sa commune. Une offre « clé en main ». Pas d’argent à dépenser, pas d’emprunt à contracter, pas de structure à gérer : la société s’occupait de tout. Le concept ? Deux bâtiments côte à côte, pouvant accueillir chacun huit personnes âgées, une vie « comme à la maison », mais en colocation. Surtout : une présence « 24 h/24 », « pour un coût quotidien de 2 heures 30 d’aide à domicile classique », « 7 jours sur 7 ». Une aubaine. Pour cela, une équipe de six auxiliaires de vie à temps plein allait être embauchée. Deux d’entre elles vivraient sur place, à l’étage, et interviendraient la nuit en cas de besoin. Âges et vie se positionnait dans ses supports de communication comme une « vraie alternative à l’Ehpad », les maisons accueillant des résidents jusqu’au niveau de dépendance GIR 2 (sur six, GIR 1 étant celui de la plus grande dépendance), à savoir une personne alitée ou en fauteuil.

Une enquête « XXI » et un documentaire Arte
Couverture Hold-up sur les vieux
Hold-up sur les vieux
En plus de cette enquête sur Âges et vie, notre journaliste Laurence Delleur signe avec Nathalie Amsellem « Hold-up sur les vieux », un documentaire de quatre-vingt-dix minutes où elle décrypte la mainmise du secteur privé sur la prise en charge des personnes âgées en Europe. Il est disponible en ligne jusqu’au 13 décembre 2024 et sera diffusé en direct sur la chaîne Arte le mardi 14 mai, à 20 h 55.
France, 2024, coproduction : Arte France, Capa Presse
Voir le documentaire sur arte.tv

À dix minutes à pied de chez Anna, les deux maisons flambant neuves se dressent désormais au milieu d’un large terrain. Places de parking, local poubelles, boîtes aux lettres… même les fils à linge sont en place. Mais les volets demeurent baissés depuis plus d’un an et demi. Pourquoi la colocation reste-t-elle fermée ? Nul ici ne le sait. Le maire lui-même ignore dans quel bourbier il est tombé.

Anna et Béatrix s’y voient déjà

Tout avait pourtant bien commencé. Située à une trentaine de minutes d’Agen, Saint-Sylvestre-sur-Lot a l’avantage de posséder de multiples commerces de proximité et un maillage médical dense, des critères décisifs pour l’implantation de telles structures. Éric Laffargue, chargé de la prospection immobilière d’Âges et vie en Nouvelle-Aquitaine, s’enquiert donc rapidement des terrains constructibles disponibles et jette son dévolu sur le lieu-dit de La Mariniesse, à cinq minutes à pied de la mairie. Les négociations se déroulent à l’été 2020. Yann Bihouée, installé dans son bureau autour d’un café fumant, se targue d’abord d’avoir fait une bonne affaire : « La mairie avait acheté ces terrains autour de 10 euros du mètre carré, je les ai revendus le double. » Avant de reconnaître que le prix du marché était de 48 euros le mètre carré et qu’il a concédé un gros rabais : « À ce prix-là, ils ne s’implantaient pas, le commercial me l’a dit clairement. »

L’ancien cadre de banque se trouve aujourd’hui fort gêné. Dans le bulletin municipal, Yann Bihouée a fait gratuitement, à plusieurs reprises, la promotion de ce nouvel établissement : « La publicité, c’était une demande d’Âges et vie pour qu’on les aide à trouver des locataires. » En janvier 2023, Anna Sézilles et Béatrix Colas, sa voisine, sont ravies que la construction soit terminée et s’y voient déjà. Les deux voisines sont allées visiter une autre colocation de ce type à quarante kilomètres de là.

Les maisons sont quasi identiques dans toute la France. À l’intérieur, une grande pièce de plain-pied avec un coin salon autour d’un large écran de télévision, une table de salle à manger accueillant une douzaine de convives et une cuisine américaine. De part et d’autre, huit vastes chambres avec salle de bains attenante, ouvrant chacune sur l’extérieur grâce à une porte-fenêtre. Les meubles – toujours semblables, de type Ikéa – sont colorés, la pièce principale, dotée d’une grande baie vitrée, est lumineuse. Dès leur retour, Anna et Béatrix s’inscrivent dans la nouvelle structure.

Obtenir des terrains au meilleur prix

Les cheveux gris, chaussé de lunettes, la soixantaine passée, Yann Bihouée a fait de ce sujet l’une des priorités de son mandat : trouver des solutions pour les personnes âgées sur sa commune. Sur 2 400 habitants, plus d’une centaine ont 90 ans et au-delà. Il n’est pas le seul élu à se soucier du vieillissement de sa population. En France, d’ici à 2050, le nombre de femmes et d’hommes de plus de 75 ans devrait quasiment doubler, selon les projections de l’Insee. Parallèlement, la situation des Ehpad n’a jamais été aussi préoccupante. 85 % des établissements publics sont en déficit ; les structures privées pâtissent d’une mauvaise image et ne font plus guère recette – l’affaire Orpea est passée par là. Nos aînés ne sont plus très nombreux à postuler pour finir leurs jours dans des maisons de retraite devenues des lieux de grande dépendance.

Les élus appellent donc de leurs vœux l’installation de structures d’un nouveau genre pour accueillir les anciens quand ils ne peuvent plus rester seuls chez eux. Or les petites communes n’ont ni le budget ni les compétences pour les construire et les gérer. C’est dans cette faille que s’est engouffrée dès 2008 l’entreprise de colocation entre seniors Âges et vie. Elle n’est pas la seule sur ce marché. CetteFamille ou encore Domani proposent aussi des habitats partagés de taille familiale, mais Âges et vie a un temps d’avance sur ses concurrents, lancés dans la course plus tardivement – en 2016 et 2019.

Pour chaque implantation, le mode opératoire est identique. Les commerciaux comme Éric Laffargue, payés à la commission, ont une mission : obtenir les terrains au meilleur prix. Les comptes-rendus des conseils municipaux sont des mines d’information à cet égard. D’un bout à l’autre de la France, les mêmes mots reviennent en boucle. Le projet, visant à « sortir de l’isolement social » les personnes âgées, répondrait à des « considérations d’intérêt général ». La société y est régulièrement présentée comme une « association » par les élus et les journalistes locaux.

Des « militants du bien vieillir »

La confusion planant sur le statut d’Âges et vie semble avoir joué en faveur de transactions immobilières largement en dessous des prix du marché. Le maire de Saint-Sylvestre est loin d’être le seul à avoir fait un effort financier. À Riorges (Loire) par exemple, le prix était six fois inférieur à celui fixé par les ventes du Domaine, l’agence immobilière de l’État.

Qui sait que le promoteur de la colocation entre personnes âgées appartient à une multinationale cotée en bourse, le premier groupe européen de maisons de retraite et de soins aux personnes âgées, au chiffre d’affaires de 4,5 milliards d’euros en 2022 ? Pas la majorité des élus locaux rencontrés. Car Âges et vie reste très discrète dans ses échanges avec eux sur le nom du groupe qui l’a racheté en décembre 2017 : à savoir, Korian – devenu depuis Clariane.

En revanche, les fondateurs d’Âges et vie relatent à l’envi leur histoire dans les médias et les supports de communication : celle de « militants du bien vieillir ». Simon Vouillot et Nicolas Perrette, ont été membres du cabinet de Paulette Guinchard-Kunstler, secrétaire d’État chargée des personnes âgées dans le gouvernement Jospin. À l’époque, cette ancienne infirmière a contribué à changer le regard sur le vieillissement et créé l’allocation personnalisée d’autonomie, l’APA, une aide financière allouée en fonction du degré de dépendance.

Les pères d’Âges et vie, des « provinciaux » comme ils se qualifient eux-mêmes volontiers, originaires du Doubs, s’inscriraient dans la droite ligne de leur ancienne patronne, qu’ils appellent « Paulette ». Dans une interview donnée en mai 2021, Simon Vouillot, quinquagénaire à l’air jovial, vêtu simplement, en chemise blanche et pull gris en col V, résume ainsi leurs valeurs : « On a un terme que j’aime bien employer, parce qu’on est un peu militants […] dans notre approche chez Âges et vie, c’est “je vieillis, je choisis” […] Pourquoi on se développe très fortement ? […] Parce que, justement, de plus en plus de personnes âgées veulent être acteurs de leur vie. »

Fasciné par Bernard Tapie

Dans un post publié sur sa page Facebook, le même Simon Vouillot – alors directeur général d’Âges et vie – confie pourtant que, sur les murs de sa chambre d’étudiant, il avait accroché le poster de Bernard Tapie. Le jeune homme était alors fasciné par le self-made man, même s’il connaissait son côté « tricheur, roublard, malhonnête ». « C’est lui qui m’a donné envie de créer mon entreprise, » confesse-t-il dans ce post daté du 3 octobre 2021, jour du décès du businessman.

Les affaires de Vouillot ont démarré plus humblement que celles de son idole cependant. Avec Nicolas Perrette, ils ont commencé par fonder en 2003 une société fabriquant des accessoires servant à retirer les bas de contention. Avant de faire la connaissance d’un banquier du Crédit agricole, Thierry Morel, et de travailler un temps pour Villa Family dans l’est de la France. Le principe ? Faire financer par des investisseurs privés la construction de résidences dans lesquelles des familles d’accueil s’occupent de personnes âgées.

L’idée séduit nombre de maires ruraux à l’époque, qui fournissent le terrain pour un euro symbolique… et se retrouvent quelques années plus tard le bec dans l’eau lorsque la société est placée en liquidation judiciaire. Les trois hommes quittent alors le navire. Mais ils s’inspirent manifestement du concept de Villa Family pour créer Âges et vie.

Toiture à reprendre et malfaçons

S’adressant aux parlementaires sur un ton humble, la directrice générale de Korian ne peut retenir un sourire de contentement en déclarant ouvrir « une colocation Âges et vie par semaine ». Ce 30 mars 2022, Sophie Boissard est auditionnée par le Sénat dans le cadre de la mission d’information sur le contrôle des Ehpad suite à la sortie de l’enquête Les Fossoyeurs sur le concurrent de Korian, Orpea. Jusqu’alors, une poignée de nouveaux bâtiments sortaient de terre chaque année ; ils seront désormais plusieurs dizaines par an. Pour financer le développement de sa nouvelle filiale, Korian a obtenu en décembre 2020 un prêt de 55 millions d’euros de la Banque européenne d’investissement. Une première société foncière, puis une deuxième, ont été créées avec la Banque des territoires et le Crédit agricole assurances et 400 premiers millions d’euros investis. Korian doit viser un succès massif afin de convaincre ces partenaires de l’importance de la société d’habitat partagé dans son portefeuille.

Lorsque la multinationale rachète l’entreprise bisontine fin 2017, il s’agit pour elle d’étendre son offre sur le marché du grand âge. Dans la foulée, un mail est envoyé à quelque 7 000 maires de communes rurales et périurbaines. Des commerciaux partent à la conquête des coins les plus reculés séduire des édiles comme Yann Bihouée. Les fondateurs auraient pu s’inquiéter d’une accélération aussi effrénée.

Mais il est très courant dans le secteur de signer des clauses d’earn out – ou « complément de prix » – lors d’un rachat. Le principe : prévoir pour les vendeurs, à leur départ de l’entreprise, une rémunération fonction de la croissance de la société. Lors d’une interview réalisée au cours du tournage du documentaire Hold-up sur les vieux (à voir sur Arte mardi 14 mai à 20 h 55, et en replay sur arte.tv jusqu’au 13 décembre), Simon Vouillot reconnaît avoir « toujours indexé, [lui et les fondateurs], [leur] rémunération sur le fait que l’entreprise se porte bien et quelle se développe ». Sollicités plus tard par XXI sur les conditions précises du rachat par Korian pour leur rémunération, Simon Vouillot et Nicolas Perrette ont indiqué que cette information était « confidentielle » ; Thierry Morel n’a pas donné suite.

Face à l’objectif de croissance de l’entreprise, peu importe si, une fois les constructions livrées, la toiture est à reprendre comme à Marmagne (Saône-et-Loire), si le chauffage ne fonctionne pas en plein hiver comme à Métabief (Doubs) ou s’il faut déménager les résidents dans la maison voisine en raison de malfaçons dans les douches comme à Cléré-les-Pins (Indre-et-Loire), ainsi que notre enquête a permis de l’établir.

Le coup de l’agrément, je ne l’ai pas vu venir. À aucun moment, on ne m’en a parlé.

Yann Bihouée, maire de Saint-Sylvestre-sur-Lot

À Saint-Sylvestre-sur-Lot ce n’est pas le bâti qui pose problème, c’est une information qui manque au maire. Pendant un an et demi, Yann Bihouée a attendu désespérément que la colocation ouvre ses portes. Agacé de n’avoir aucune nouvelle, et alerté par les questions de XXI, il harcèle Âges et vie au téléphone jusqu’à découvrir en décembre dernier que l’ouverture est tributaire d’une autorisation du département. Autorisation qu’Âges et vie n’a pas obtenue. L’édile l’avoue, penaud : « Le coup de l’agrément, je ne l’ai pas vu venir. À aucun moment, on ne m’en a parlé. »

Cet agrément concerne l’activité du service d’aide à domicile (Saad) qu’Âges et vie prévoit de créer dans chaque colocation. La filiale de Korian vend à ses clients une formule « all inclusive » : le logement, les repas et les services à la personne. Son modèle économique repose sur le fait d’employer elle-même les salariés travaillant auprès des personnes âgées, ce qui lui permet d’avoir la main sur la facturation de ces prestations. Or en faisant concurrence aux services d’aides à domicile existants, souvent fragiles financièrement – en débauchant leur personnel notamment –, l’existence de Saad supplémentaires peut mettre à mal l’équilibre d’un territoire en termes d’offre médico-sociale. D’où le refus, parfois, de l’autorisation.

En août 2021, Simon Vouillot s’est ainsi entretenu en visioconférence avec Véronique Cadudal, la vice-présidente du département des Côtes-d’Armor, chargée de l’autonomie. Cette dernière l’invitait à travailler avec les Saad existants, en nombre suffisant, estimait-elle. Cette solution n’a pas intéressé le dirigeant. Deux mois plus tôt, le département du Pas-de-Calais avait fait une proposition similaire, recevant le même accueil de la part d’Âges et vie.

XXI a échangé avec plus de 70 élus approchés par Âges et vie dans toute la France :  jusqu’à très récemment, ils n’étaient dans leur immense majorité pas informés en amont qu’une autorisation départementale pour les Saad était nécessaire. Au contraire, sur son site internet, dans la rubrique « élus locaux », l’entreprise affirmait encore en septembre 2021 que le montage du projet s’effectuait « sans autorisations spécifiques ».

Or l’agrément du département est loin d’être une formalité. Mais l’énoncer explicitement aux maires en rebuterait plus d’un. Au-delà d’un déficit d’information auprès des édiles, Âges et vie est allé plus loin encore, jusqu’à construire des colocations sans en informer les présidents de départements, les mettant devant le fait accompli. Certains n’ont pas du tout apprécié la manœuvre.

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