« Vive la Russie ! Vive Poutine ! »

Écrit par Florent Vergnes Illustré par Vincent Roché
« Vive la Russie ! Vive Poutine ! »
Un bonhomme de neige au mois d’août
Épisode 1
Un bonhomme de neige au mois d’août
Russafrique (1/3). Tout a commencé par une Russie en quête de soutien international. Et par un continent africain en proie à la frustration.
Ça sonne faux à Bangui
Épisode 2
Ça sonne faux à Bangui
Russafrique (2/3). Les mercenaires de Wagner investissent rapidement la Centrafrique. Et déclarent la guerre de l’information.
« Vive la Russie ! Vive Poutine ! »
Épisode 3
« Vive la Russie ! Vive Poutine ! »
Russafrique (3/3). Fini le temps des formations et de la protection. Début 2021, Wagner fait siffler les balles en Centrafrique.
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Fini le temps des formations et de la protection. Début 2021, Wagner fait siffler les balles en Centrafrique. Son nouvel objectif : imposer un narratif martial en polarisant le conflit. Bientôt, les mercenaires russes seront prêts à essaimer sur le continent…
Article à retrouver dans cette revue

En janvier 2021, une coalition de groupes armés a lancé une offensive contre le régime du président Touadéra. Bangui est assiégé. Les « Maestro » montrent une autre facette de leur visage. J’ai vu Wagner aller « frapper aux portes » pour semer ce renouveau. Fini les formations et la protection de personnalités, Wagner prend les armes. Ce n’est pas autorisé par les Nations unies, mais qu’importe, dans les rues, il se dit qu’ils ont peut-être permis d’éviter le bain de sang d’un nouveau putsch. L’offensive de Bangui est alors pour moi l’occasion de les voir en action. Je peux te raconter les boutiques abandonnées, les paniers de tomates qui saignent sur le sol au milieu de douilles de la taille d’une main. Tout le monde court, ses biens sur la tête, fuyant les détonations assourdissantes. Pourtant, très vite, les rebelles sont en déroute. Le taf a l’air bien fait, Bangui est sauvé. Je pense à voix haute : « Les Russes ne sont pas si mauvais, au final. »

Je passe devant un bus civil criblé de balles, et vois deux corps de femmes cachés à la va-vite derrière des étals. Je déchante. Je dépasse un militaire qui tire à l’aveugle à l’arme antiaérienne au milieu de la colline et je monte une ruelle qui mène à la zone des combats. Au milieu de la foule qui s’agite autour d’un cadavre, je retrouve un des petits gars de Berengo, bien plus flippant une fois sur le terrain. Le visage masqué, grenades à la ceinture… Le changement est radical. Les habitants du quartier le hèlent en sango, « vive la Russie, vive Poutine », lui tente des blagues dans un français correct. Quand je m’approche pour photographier la dépouille d’un rebelle, la vingtaine, qui gît contre un mur, son visage sans regard me toise derrière d’épaisses lunettes tactiques noires. On reste quelques secondes sans bouger. Lui a une main sur son AK-103, moi sur mon appareil. Il finit par me dire « pas de photo ». J’avais bien envie de répondre « pas de pruneau », mais j’ai préféré décamper. 

Le mercenaire russe congédie les Syriens, qui s’éloignent en me jetant des regards noirs. J’en fais un rapide constat : les Russes et leurs supplétifs ne se comprennent pas.

Peut-être la connais-tu, cette odeur âcre de sang, de sable et de sueur mêlée à celle de la poudre carbonisée. Elle ne donne pas envie de s’attarder. De retour vers la voiture, en slalomant entre les étuis de gros calibres russes encore chauds, j’aperçois deux silhouettes qui se cachent dans une station-service défoncée. Sans trop réfléchir, je déclenche l’obturateur. Un des deux mecs gueule en arabe et me fonce dessus, main tendue. La peau tannée, barbe pointue au menton, vieilles baskets ternies et trouées dépassant d’un treillis trop large. Ce sont des Syriens. Ils ont l’air plus ­faméliques encore que les Russes. L’un me tient en joue avec un fusil d’assaut antique et décrépi, l’autre me choppe par le bras pour m’emmener vers un groupe de mercenaires masqués. Leur image en train de fracasser mon appareil photo, puis mes genoux, me traverse l’esprit. Là, je t’avoue que j’ai laissé échapper une petite goutte. 

Quand j’arrive à leur niveau, mon Syrien tente de s’exprimer. Je remarque qu’il ne parle qu’arabe. Les Russes le regardent, taiseux et pleins de mépris, alors qu’il tente de se faire comprendre avec gestes et borborygmes. Alors qu’il s’énerve, un mercenaire masqué se tourne vers moi : « No photo ? » Je lui montre l’appareil et lui réponds : « No photo. » Alors, d’un signe hautain du bout des doigts, il congédie les Syriens, qui s’éloignent en me jetant des regards noirs. J’en fais un rapide constat : les Russes et leurs supplétifs ne se comprennent pas. Un Casque bleu vient me chercher : « Tu es fou ou quoi ? Il faut pas parler à ces gens-là, ils sont dangereux. » Ces mercenaires syriens et libyens coûtent bien moins cher à Wagner. Beaucoup sont d’anciens bandits ou ex-militaires politisés, formés en moins d’un mois. Mais force est de constater que la logistique sur place a du plomb dans l’aile. 

Patchwork de guérilleros

Malgré tout, ce patchwork de guérilleros parvient à repousser les rebelles hors de Bangui, et c’est sur le front nouvellement conquis que je retrouve Zakharov, la mine dépressive, accompagné du Premier ministre, tous deux serrés dans leurs habits militaires et encadrés par des éléments de Wagner. C’est la victoire. 

Communication exige, j’ai le droit de photographier les soldats centrafricains, fiers, des lions peints sur les casques, des grigris autour du cou. « Boum ! » Une explosion toute proche me fait bondir. Un ami centrafricain, le lieutenant-colonel Obo (le nom a été changé) me glisse tout sourire : « Ah ! Ça, c’est une mine ! Imagine l’état du type… » Je lui demande s’ils en ont placé beaucoup. « Les Russes en ont mis partout sur les chemins de transhumance. » Faisant comme si cette information était tout à fait banale, je lui demande comment se passe la cohabitation. « Les Russes braquent les soldats quand ils sont fainéants. Ils sont violents, parfois. » Tu m’étonnes. « Mais ils nous apprennent à garder notre sang-froid. » Quelques mois après, je recevrai une vidéo d’un militaire qui se filme en train d’égorger un éleveur en brousse. 

Les Centrafricains n’ont pas eu besoin des Russes pour expérimenter la violence, trente ans de guerre s’en sont chargés. Mais si la notion de droits humains, pourtant inscrite dans la Constitution, s’est vidée de son sens au fil des putschs françafricains, la présence des mercenaires a permis de légitimer une violence d’État. « On parle le même langage. On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs », termine le lieutenant-colonel. Les accusations de viols, de tortures et d’exécutions sommaires vont suivre Wagner dans toute son expansion africaine. Mais ce n’est pas grave, pour les Banguissois, il y a une « omelette » à faire, et du Mali à la ­Centrafrique, Wagner promet des résultats, quitte à laisser des taches de sang ­indélébiles.

Polariser le conflit

Inspiré par cette victoire, Evgueni ­Prigojine, à Saint-Pétersbourg, finance le long métrage Tourist, remake du film de propagande chinois Wolf Warrior 2, retraçant le parcours d’une jeune recrue, qui, arrivée dans une Afrique dangereuse et fantasmée, tue les méchants rebelles sans foi ni loi, payés par un émissaire français. Au-delà du film de propagande à destination de l’Afrique, Tourist est aussi un moyen d’attirer de nouvelles recrues en mal d’aventure, d’héroïsme et d’argent, quand Wagner peine à grossir ses rangs. Tourné à Berengo, le film est projeté dans le stade national « 20 000-Places » de Bangui, devant des milliers de spectateurs arborant des t-shirts « Je suis Wagner » à l’effigie d’un militaire dans des gerbes de flammes, fusil d’assaut au poing, exaltant un virilisme qui est la marque de fabrique de la société, en parfaite résonance avec les discours de ­Vladimir Poutine. 

Il se dégage de ce nouveau narratif martial le besoin urgent de polariser le conflit, rendre la communication plus simple, celle des vilains rebelles éleveurs et musulmans contre un Bangui civilisé – balayant ainsi du revers de la main des problématiques sclérosées depuis des décennies entre le nord et le sud, et isolant la capitale du reste du pays. Il est bien plus simple de communiquer sur les réseaux sociaux quand il existe un gentil et un méchant – cela, on le sait depuis la guerre froide. 

Un des buts de Wagner est d’augmenter le champ d’influence d’un Kremlin qui ferme les yeux tant qu’il n’y a pas de trop de vagues susceptibles de l’éclabousser. 

Après la projection, l’équipe du film, des influenceurs, penseurs et lobbyistes d’extrême droite de la nébuleuse Wagner, assurent le service après-vente, expliquant comment la France soutient le terrorisme, attise les guerres de religion, pille les ressources d’un pays sans soutien, fomente des coups d’État, s’arrange avec la vérité. Rien n’est plus efficace que d’accuser son ennemi de ses propres maux. Ils vont déterrer les cadavres laissés par l’Occident depuis les années 1970, et nous expliquer comment Wagner peut faire le ménage à coups de mitrailleuse lourde. Tu me disais que le film avait été diffusé à Moscou. Tu l’as trouvé mal fichu, mal filmé, mais tu l’as quand même regardé pour voir les endroits où ton frère avait pu aller. Le virilisme exacerbé, le message manichéen, la violence providentielle… tu trouves qu’il n’y a rien de bon dans ce film, mais si son message te donne la nausée, il résonne avec force dans ce stade.

Après ça, il me paraît clair que Wagner à Bangui n’est ni plus ni moins qu’une entreprise privée qui s’achète un pays. Un de ses buts est d’augmenter le champ d’influence d’un Kremlin qui ferme les yeux tant qu’il n’y a pas trop de vagues susceptibles de l’éclabousser. Tu m’as dit que la mort de ton frère aurait pu avoir lieu n’importe où, en Syrie, au Soudan, mais que, ici, il est plus facile à ses commanditaires de contrôler la situation. Tu n’imagines pas à quel point tu as raison. Les rênes du pouvoir en main, ils testent, ils jouent, ils mettent en place un laboratoire à moindre coût, évaluant ainsi ce dont ils ont besoin pour faire vaciller une diplomatie française, omniprésente sur le continent, mais discréditée, à coups de trampoline et d’actions militaires coup-de-poing. Aussi, ils récupèrent des bras dans ces viviers de mercenaires bon marché, forgés par des années de conflits.

Pour payer ses soldats, Wagner va se servir sur la bête. Quelques diamants, un peu d’or. Mais l’eldorado africain ne tient pas ses promesses, et ils vont faire avec les moyens du bord. Ils s’essaient au trafic de bois, de viande de bœuf, de peaux et d’ivoire. Ils se mettent à taxer les routes qui mènent au Cameroun, comme les rebelles l’ont fait en 2013. Mais ça ne suffit pas, et les combattants, sans salaire, se retrouvent à vendre leurs boîtes de sardines sur les marchés, des matelas volés, parfois même des bouteilles d’eau vides. 

Hurlement sur une table d'opération

En brousse, les gars sont livrés à eux-mêmes, ravagés par le stress post-traumatique. À la mort de ton frère, tes dirigeants t’ont dégoûté par leur cynisme, mais sache qu’il n’est pas l’apanage des puissants. Dans une vidéo de Wagner postée sur Instagram, une jambe sans tibia, l’os à nu, s’agite dans les airs. Ce qu’il reste du jeune homme au bout hurle sur une table d’opération dans une tente obscure, pendant qu’une sorte de médecin essaie de lui faire un garrot. Le vidéaste, mort de rire, se fout de sa gueule.

Quelle valeur a leur vie ? Pourquoi aller sauter sur une mine posée par un autre gamin dans la brousse ? Selon toi, quel est le prix pour finir enterré aux abords d’un chemin, sous le soleil équatorial, quand on n’est pas déchiqueté par les charognards ? 80 000 roubles pour les bleus, 180 000 pour les mieux lotis – entre 1 000 et 3 000 euros le mois –, c’est ce que vaut la vie d’un troufion en enfer. Une belle somme pour un rural russe. Même si ton frère en est mort, je commence à comprendre pourquoi il les humanisait : ces gars-là pourraient être ton cousin, ton ami, ou le mien. Maintenant que le visage du monstre me paraît clair, il n’a jamais été plus humain, le ­rendant plus affreux encore. Ils n’ont rien de mélomanes : d’anciens combattants du Donbass, quelques légionnaires, des bandits de l’Ouest syrien, des fermiers de Sibérie… Héros de guerre devenus petits délinquants, petits délinquants devenus héros de guerre. 

Quand je prends l’avion pour quitter le pays, Zakharov, au bord du burn-out, se tient debout sur le tarmac avec Dimitri, son traducteur, qui deviendra directeur officieux de Wagner dans le pays, faute de personnes compétentes. Ils attendent l’arrivée d’un dignitaire quelconque, prêt à entretenir le chaos centrafricain. Ils paraissent si petits, d’en haut. C’est la dernière fois que je verrai Zakharov. Il s’est arrogé un pouvoir qu’aucun ressortissant étranger n’avait obtenu depuis le colonel français Jean-Claude Mantion, surnommé le « proconsul » du pays, dans les années 1980. De l’armoire de Foccart au frigo de ­Prigojine : caisse noire, barbouzerie et trafics en tout genre. L’histoire tourne si vite en rond qu’elle me file parfois la nausée. 

Guerre asymétrique

Crois-le ou non, mais après ça, je suis parti au Mali pour me reposer. Quitter cette folie. Sortir de la matrice. À peine un mois après que j’ai déballé mes valises, les « musiciens » posent leurs bottes pleines de boue à Bamako. Déprime. Le 23 décembre 2021, un communiqué conjoint des pays européens condamnait le « déploiement de mercenaires sur le territoire malien ». On voit pousser un petit parterre de tentes construit à la hâte à côté de l’aéroport de Bamako… qui n’est pas sans rappeler le bivouac de Berengo. Un mois plus tard, l’ambassadeur français est mis à la porte. Fort de son expérience passée, Wagner accomplit en trois mois au Mali ce qui lui a pris trois ans en Centrafrique. Trois mois pour bâillonner les journalistes, couper les influences françaises et écraser leurs canaux de renseignements, discréditer l’action des Nations unies et faire le tri dans les ONG.

Le ­laboratoire équatorial leur a permis de roder une méthode de guerre asymétrique à bas coût, soutenant au mieux les dirigeants en manque de légitimité. Le clou du spectacle, c’est d’être parvenu à faire s’envoler les opérations « Barkhane » et « Takuba », missions de stabilisation française et européenne, grâce à des manifestations organisées et financées par Wagner. Avec quelques euros, ils ont une fois de plus capitalisé sur les frustrations d’un pays exsangue. Plus discret ici, l’ours russe est ­difficile à attraper sur le terrain. Mais dans le centre du pays, je les ai vus se balader librement, à bord de camions Renault donnés par l’armée française. Tu les reconnaîtrais facilement, ce sont les mêmes. Les mêmes regards fermés, les mêmes treillis élimés. 

Wagner prend place dans les anciennes bases françaises : Tombouctou, Menaka, Gao et Gossi, d’où de faux comptes liés à la Russie sortent des photos de charnier, accusant les Français du massacre. De son côté, la France assure avoir filmé des membres de Wagner, depuis un drone, en train d’enterrer les cadavres pour créer une fake news de toutes pièces. En réponse, Paris rallume les faux comptes Facebook, qu’elle fait tourner depuis le Tchad. La hache de guerre informationnelle est déterrée.

L’ONG Human Rights Watch, de son côté, alerte sur le massacre de 300 civils par l’armée malienne soutenue par Wagner. « On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs », reprennent les publications Facebook. 

Déjà fatigué de la chaleur et la pollution de Bamako, je monte dans un taxi déglingué. Le chauffeur peste, seconde station-service, toujours pas de gazole. « Toute cette pénurie, c’est à cause des palabres. Nos arrière-grands-pères se sont battus pour la France, qui nous a abandonnés ! Avec les Russes, c’est gagnant-gagnant. » Je soupire. « L’histoire est un éternel recommencement » ? Si je tenais le type qui a dit ça, je l’étranglerais de mes mains. À la mode Wagner. En attendant, Roman, les meurtriers de ton frère courent toujours, kalachs en main et billets en poche. 

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